Port du masque : L’Asie et l’Occident à contre-courant

Publié le 2020/05/06

FIG a choisi de produire des masques communautaires en réponse à la demande grandissante du public pour obtenir des mesures de protection additionnelles et dans un effort de lutte contre la pénurie de fournitures médicales auprès des professionnels de la santé.

Notre ambassadrice Pamela, blogueuse voyage et rédactrice web, est une véritable référence lorsqu'il est question de l'Asie. Elle a eu la chance de s'imprégner de la culture orientale au cours de ses nombreux voyages.


Depuis que j’ai commencé à porter mon masque pour aller à l’épicerie ou au guichet automatique, mes deux activités hebdomadaires favorites, je sens l’attention plus tournée vers moi qu’à l’habitude. Il m’est facile de lire un questionnement, ou même une méfiance, dans le regard des personnes que je croise. J’ai fait ce choix, malgré que je n’ai aucun symptôme de la COVID-19, comme presque tous les asiatiques pour protéger mes concitoyens, tout simplement.


L’Occident s’entête à ne pas considérer le masque

Les pays les plus touchés en Occident, soit la France, l’Italie, l’Espagne et les États-Unis s’entêtent depuis le début de la crise à ne pas considérer le masque comme un joueur important qui réduirait la propagation de la maladie. Le message des autorités est clair, nous devons porter le masque uniquement si nous avons des symptômes ou si nous sommes travailleurs de la santé.


Toutefois, les pays qui jusqu’à présent ressortent les grands gagnants de la lutte contre la COVID-19, comme Taiwan, Singapour et la Corée du Sud, ont tous obligé leur population à se couvrir le bas du visage, symptômes ou pas.


Une dichotomie évidente est présente entre l’Orient et l’Occident et il devient difficile de discerner qui a raison et qui a tort.


Un rapport avec le port du masque bien différent du nôtre

Sur le continent asiatique, le port du masque fait partie du quotidien des locaux depuis bien longtemps. Pandémie mondiale ou pas, rien de plus banal que de croiser des gens portant le masque dans les transports en commun de Tokyo ou sur la Place Tiananmen de Pékin.


Les métropoles d’Asie étant souvent surpeuplées, le masque est en premier lieu utilisé lorsqu’une personne a un rhume ou une grippe et doit côtoyer beaucoup de gens, comme dans les transports en commun par exemple.


On l’utilise également dans plusieurs régions sur le continent afin de se protéger contre la pollution, mais aussi contre le froid l’hiver pour ne pas respirer l’air sec directement et ainsi s’irriter la gorge. Il est en outre, au Japon par exemple, employé pour éviter d’avoir trop de symptômes des allergies saisonnières. Certains Japonais le portent aussi pour ne pas avoir à se maquiller ou à se raser pour sortir au magasin du coin ou même pour ne pas être reconnu.


Bref, il est partie intégrante de la vie au quotidien. Ce pour quoi, il allait de soi pour les asiatiques, de le porter dès le début de la pandémie du nouveau coronavirus.


Un changement de paradigme au Québec?

Au moment où j’écris ces lignes, il semblerait que le gouvernement québécois a revu sa position sur le port du masque dans les lieux publics. Bien que Monsieur Arruda n’ait jamais été fermement contre le port de celui-ci, il semble extrêmement important pour la direction de la santé publique que le masque artisanal soit porté de façon sécuritaire et surtout, qu’il ne remplace en aucun cas les autres mesures comme le lavage des mains ou la distanciation sociale.


Et vous, allez-vous commencer à porter le masque de façon à protéger les gens qui croiseront votre chemin?

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